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Tim et Wes 2 -Teaser

Bonjour à tous !

La publication de Tim et Wes date d’il y a deux ans (déjà!), que le temps file ! La correction du tome 2 est encore en cours, mais pour ceux qui ont envie d’avoir un aperçu de la suite… voilà un petit teaser!

Bonne lecture, j’espère que ça vous plaira !^^

 

J’entre dans la maison assombrie et fraîche, quittant la chaleur étouffante et le soleil brûlant de l’extérieur.

Je longe le couloir sans me presser, attendant que mes yeux s’habituent à la pénombre. Je m’immobilise en arrivant sur le seuil du salon.

Timothy est allongé sur le canapé, la tête sur le bras. Un bouquin est ouvert juste devant lui et il a encore ses écouteurs dans les oreilles.

Une bouffée de tendresse me saisit. Il ressemble à un enfant quand il dort, les paupières closes et la bouche à peine entrouverte. Incapable de me retenir de le réveiller, je m’approche sans bruit et m’assieds à l’extrême bord du canapé. Il ne cille pas.

Je lui caresse les cheveux, il émet un petit bruit satisfait. Si je lui grattais le menton, je suis sûr qu’il ronronnerait comme un chat ! Il ouvre les paupières à demi, me reconnaît et bâille.

Ma main n’a pas bougé. Il tourne le visage et embrasse mes doigts.

– Qu’est-ce que tu écoutes ? je demande. Encore de l’allemand ?

– Nan, j’en avais marre, secoue-t-il la tête. C’est de l’électro remixée par des Russes. Y’a pas à dire, ce sont les meilleurs.

– Étrange choix pour s’endormir, je commente.

Il se redresse et pose sa tempe contre mon épaule, l’air encore tout ensommeillé.

– Tu sais où t’emmène Billy pour ton anniversaire?

– Plus ou moins, on ne change pas de programme d’une année à l’autre. On va au Roi du Poulet Frit et après on va exploser notre record de bière dans un pub irlandais pas loin.

– Tes amis seront tous là ?

– Oui, sauf Tyler, qui bosse. (Je chasse une mèche de devant ses yeux.) T’es sûr de pas vouloir venir ? Ça pourrait être sympa.

– Je ne veux pas m’imposer auprès de ta bande de copains, je me sentirais de trop. Vous vous connaissez tous depuis l’enfance. (Il me caresse la cuisse.) Imagine que je te traîne à une de mes soirées avec les filles…

Je grimace.

– Ouh là, je me sentirais effectivement très peu à ma place ! Elles sont redoutables.

– Oui, acquiesce-t-il, mais je suis sûr à 200 % qu’elles seraient contentes de te voir en chair et en os par contre ! (Il m’embrasse sur le bout du nez.) Amuse-toi bien ce soir. Mais ne reviens pas trop alcoolisé, ou tu risques de ne pas pouvoir assurer pour l’after, ajoute-t-il d’un ton coquin.

– C’est pas ce qu’il s’est passé la première fois ! je m’offusque. Heureusement pour toi, petit démon !

Il rit. Je me penche et pose ma bouche sur la sienne. Il passe son bras derrière ma nuque.

– Mmmmmh, soupire-t-il.

– Je t’aime, je chuchote.

– Hrrrm !

Nous sursautons. Ma sœur aînée vient de se racler bruyamment la gorge. Le regard collé au plafond et les joues rouges.

– Que… ? Depuis combien de temps es-tu plantée là ?! je m’exclame, devenant cramoisi à mon tour.

– Je venais juste récupérer mes clés de voiture, lâche-t-elle en se dirigeant vers une étagère. Si je ne devais pas faire le plein, je me serais bien passé d’assister à toutes ces effusions.

Elle file tandis que mon petit ami éclate de rire.

– C’est la première fois que je vois Chelsea gênée !

– Ça lui fait les pieds, je grommelle. Elle qui ne me trouvait pas assez tendre avec toi, elle va la boucler à présent !

– Vraiment ? s’étonne-t-il. Elle a dit ça ? Je te trouve très attentionné, surtout que nous sommes deux mecs…

– Mais tout le plaisir est pour moi, je souris en l’embrassant à nouveau.

Under la cathé déménage !

Under la cathé déménage sur WattPad et change de nom ! Cette série s’appelle désormais  « Du sang frais dans le caveau ». Les chapitres ont été revus et corrigés, ils seront publiés tous les mois.

Toutes les updates et les nouvelles publications, que ce soit sur mon blog ou sur WattPad, continueront d’être signalées via Facebook.

Bonne semaine à vous^^

Pour lire Du sang frais dans le caveau, suivre le lien ci-dessous :

https://www.wattpad.com/story/206525846-du-sang-frais-dans-le-caveau

 

Objet : au secours – chapitre 7

Je piaffai, stressé.

-Ed, fit Paul d’un ton plat. Calme-toi. Tu vas attirer l’attention sur nous.

J’étais effectivement un peu sous tension, j’étais en train de taper du pied avec angoisse. Je me mis à ronger mes ongles.

-Tu penses qu’elle va venir ? je demandai.

-Bah oui : c’est elle qui a fixé le rendez-vous.

Ce bon vieux Paul, toujours aussi pragmatique. Je scrutai la foule, essayant de repérer d’où pouvait venir Camilla Dietrich. Il était bientôt midi, l’heure du rendez-vous approchait. J’avais harcelé Edward pendant des heures jusqu’à ce qu’il accepte que je l’accompagne, et il avait fini par céder. Paul et moi avions obtenu sa permission pour venir avec lui, mais devions nous tenir éloignés pour qu’elle ne nous voie pas. (Vu qu’elle était prise en chasse par des potentiels meurtriers, elle risquait de prendre peur et de faire demi-tour en apercevant deux inconnus, ce qui serait un peu contre-productif…) Et nous avions interdiction d’intervenir.

Edward était à une trentaine de mètres de nous. Il semblait détendu, mains dans les poches, et il faisait des allers-retours sur le trottoir. Il jetait souvent des coups d’œil vifs à la foule pour essayer de repérer son amie. Il y avait énormément de monde, des touristes principalement, mais aussi des citadins qui traversaient Times Square d’un pas rapide pour aller se chercher à manger pendant leur pause de midi.

-Comment Camilla va-t-elle faire pour le retrouver dans cette foule ? s’interrogea Paul.

-Il paraît qu’ils avaient pour habitude d’aller s’acheter des M & M’s ensembles quand ils finissaient d’écrire un article particulièrement difficile –jusqu’à ce que Camilla devienne végan et arrête de manger du chocolat au lait. Du coup Edward a pensé qu’elle viendrait probablement aux alentours de la boutique…

Il hocha la tête. Je sentis mon natel vibrer, je le sortis de ma poche, intrigué.

-Qu’est-ce qu’il y a ? m’interrogea Paul.

-C’est bizarre, je fronçai les sourcils. Le site sur lequel on a chatté avec Camilla…

-Ouais ?

-Ils viennent de m’envoyer un mail pour me signaler que quelqu’un s’est connecté sur un ordinateur inconnu…

-Bah oui, c’était Camilla, hier, dit-il d’un ton indifférent.

-Non, j’ai reçu un mail identique hier, cinq minutes après qu’elle se soit connectée, mais là le site me signale que quelqu’un s’est à nouveau connecté.

-C’est peut-être elle. Elle voulait probablement relire la conversation, ou vérifier qu’on ne lui avait pas envoyé un autre message entre-temps.

-Possible…

Un sentiment de malaise m’étreignit. J’avais un mauvais pressentiment.

S’il s’agissait d’une des personnes qui pourchassait la journaliste, il pourrait savoir l’heure et le lieu du rendez-vous. Même si Times Square est une grande place et qu’il y a toujours du monde, le pourcentage de probabilité qu’il la trouve venait d’augmenter.

Les minutes défilèrent. Après un temps qui me sembla infini, soudain, elle apparut. J’en eus le souffle coupé. Enfin, je la voyais en vrai. Elle portait un sweat shirt à capuche noir, un jean troué et de grosses chaussures de chantier. Elle marchait vite à travers la foule, regardant autour d’elle d’un air inquiet. Elle semblait toute menue, toute fine et fragile. Elle ne ressemblait pas à ces filles de manga ou d’anime, qui ont de grands yeux et qui sont parfaites. Elle avait la peau très pâle, des cernes et des habits froissés, mais je n’avais jamais eu le cœur qui battait aussi fort en voyant une femme.

Je l’observai, troublé, elle avisa soudain Edward, et se dirigea vers lui. Tout en attirant son attention en lui faisant un signe de la main, elle ouvrit son sac imprimé militaire pour en sortir une pochette en tissu.

-Ed. Ed, merde, regarde le mec derrière elle ! s’exclama Paul.

Je m’arrachai à la contemplation de la jeune journaliste à regret, alarmé par l’urgence dans la voix de mon meilleur ami. Je suivis des yeux la direction qu’il m’indiquait et mon sang se glaça d’un coup.

Un grand type au visage en lame de couteau la suivait, à huit mètres derrière elle. Il portait un costard bleu foncé presque noir, il avait les cheveux coupés courts comme les militaires et il avait une démarche vive. Il gardait les yeux rivés sur Camilla comme sur une cible, sans ciller, et était également en train de sortir discrètement un pistolet de sa poche.

-Merde ! je jurai. Il va pas l’abattre en pleine rue quand même ?!

-Et elle ne l’a pas vu !

Quels étaient ces tarés ? Capables de tuer un homme à bout portant, d’infiltrer les locaux de la police pour leur voler des données et de se balader sur Times Square un flingue à la main ? Bien sûr qu’ils n’hésiteraient pas une seconde à tuer une femme de jour, au milieu d’une foule ! Ils semblaient capables de tout !

J’eus une bouffée d’angoisse ; cette pauvre Camilla n’allait tout de même pas finir de la sorte ! Il fallait que j’intervienne –mais nous étions trop loin pour nous interposer (ce qui aurait été un peu suicidaire d’ailleurs).

Je fis alors la seule chose à faire quand on voit un psychopathe armé poursuivre quelqu’un dans une foule en essayant de rester discret.

-UN PISTOLET ! je hurlai en pointant le type du doigt. CET HOMME A UNE ARME !

Celui-ci se tourna immédiatement vers moi, Camilla fit volte-face et l’aperçut enfin. Il rangea son pistolet sous le pan de sa veste, son regard me transperçant et j’y lus de la haine pure. Mais trop tard. Une dame venait de le voir.

-APPELEZ LA POLICE ! je continuai à crier le plus fort possible, mettant un coup de coude à Paul pour qu’il fasse pareil.

-Oh mon Dieu, euh, UNE ARME, CIEL !

Camilla se mit à courir. Avant de disparaître, elle lança la pochette en tissu qu’elle tenait en direction d’Edward, qui l’attrapa au vol et fila immédiatement dans la direction inverse. Leur mouvement entraîna celui de plusieurs personnes, qui se mirent à fuir. Il y eut des cris, de la panique, l’homme à l’arme sembla furieux, il s’élança en direction de Camilla, je les perdis de vue.

Paul et moi partîmes en quatrième vitesse pour ne pas traîner dans les parages et nous faire bêtement piétiner par la foule. Nous fîmes un détour pour éviter des policiers qui se précipitaient vers la place et une fois à quelques rues de distances de Times Square, nous nous engouffrâmes dans le métro.

-Hé ben ça alors… Elle a dû fâcher quelqu’un de particulièrement hargneux cette fille !

Paul hocha la tête, aussi secoué que moi.

Objet : au secours – chapitre 6

Nous arrivâmes chez Paul. C’était l’après-midi et il faisait une chaleur à crever.

Nous revenions de notre lycée. Le principal nous avait punis, nous avions dû aller laver notre salle de classe parce que nous avions courbé les cours, balayer le sol et enlever les chewing-gums de dessous les tables. Notre école avait prévenu nos parents que nous n’étions pas venus hier ! Qu’est-ce qu’on s’était fait engueuler !

Mais nous n’avions pas chômé pour autant ! Notre enquête progressait. La veille, j’avais exposé mon plan à Edward et Paul, qui m’avaient suivi sans discuter ‒j’en étais le premier surpris.

En gros, j’avais suggéré au journaliste de glisser un article dans le journal News Daily pour que Camilla le lise. Puisqu’elle n’était joignable ni par téléphone, ni par mail, il fallait utiliser un moyen détourné pour entrer en contact avec elle. Nous pensions tous trois qu’elle était restée à New York. Edward avait appelé son père, qui lui avait dit ne pas avoir eu de nouvelles d’elle depuis plus d’une semaine et à part chez lui, elle n’avait nulle part où aller. De plus, News Daily arrosait toute la côte est avec ses journaux, nous étions sûrs qu’elle en achèterait un, parce que c’est par cet unique biais qu’elle pouvait recevoir des nouvelles de son collègue journaliste.

En comparant nos adresses email, Edward et moi nous sommes rendu compte qu’elles étaient similaires, à deux chiffres près. Lui c’était ed1212-bandana@memail.com et moi ed2121-bandana@memail.com.

-Elle sait que je lis jamais mes mails pros, j’ouvre jamais ma boîte du boulot, nous a-t-il expliqué. Elle a dû se tromper en tapant mon adresse perso…

-Quelle coïncidence quand même ! Combien de chance y avait-il que ça tombe sur moi ?

-Surtout avec une adresse aussi merdique, avait maugréé Paul.

Si elle lisait l’article d’Edward, elle verrait qu’à la fin un mot lui était adressé : « A l’intention de Camilla Dietrich : www.comment-voir-un-mec-se-faire-tuer-et-en-faire-un-scoop-sauf-auprès-de-la-police.com ». Paul avait créé un site à partir de cette adresse (en moins de 10 minutes), avec un champ de saisie vide sur un fonds blanc. Il fallait taper le mot de passe dedans, celui-là même qu’elle m’avait envoyé par mail il y a quatre jours, et un lien apparaîtrait. Il n’y avait que Camilla (et nous autres) qui connaissait le code, personne à part elle ne pourrait accéder à ce lien. Une fois qu’elle aurait cliqué dessus, cela la mènerait directement à un forum de discussion sur un de nos jeux en ligne. C’était tordu, il y avait plein de trucs qui pouvaient foirer : Camilla pouvait passer à côté de l’annonce, elle pouvait ne pas comprendre qu’il fallait mettre son mot de passe dans le site –mais on y croyait. Et le forum de notre jeu en ligne était crypté, il serait très difficile à ses poursuivants de hacker la plateforme pour accéder aux messages que nous nous enverrions…

-Alors ? Elle s’est connectée ? je le pressai.

Il s’assit à son bureau et alluma son écran

-Depuis trois secondes que tu m’as posé la question ? Pour la centième fois, non, fit-il d’un ton blasé. Ed, je recevrai une notification dès qu’elle aura cliqué sur le… oh mince !

-Quoi ? je sursautai. Elle a été sur le site ? Elle est déjà sur le forum ? Quoi, mec, quoi ?!

-Ils ont fabriqué des figurines de mon jeu préféré, mais elles sont hors de prix ! lâcha-t-il en fixant son écran d’ordinateur.

-Imbécile, je fis, agacé. Tu m’as fait flipper !

-Peut-être qu’en chouinant un peu je pourrai demander à mon père de me l’acheter pour mon anniversaire…

Je sortis ma console et me mis à jouer. Le journal avait été imprimé et distribué tôt ce matin. Si elle l’avait lu, elle allait devoir trouver un accès internet pour consulter notre site puis se rendre sur le forum. Edward, Paul et moi-même pensions qu’elle n’avait plus son téléphone portable, ou en tout cas qu’elle ne pouvait plus l’utiliser, sinon elle aurait à nouveau essayé de communiquer avec une personne extérieure après avoir envoyé son mail d’au secours. Paul avait renvoyé la vidéo à la police hier soir avec une adresse email crée spécialement pour l’occasion, en trafiquant son adresse IP pour qu’on ne puisse pas le tracer. Il avait pris toutes les précautions du monde pour qu’on ne parvienne pas l’identifier.

Il ne nous restait rien d’autre à faire qu’attendre.

Mais cette attente me tuait.

On ne savait pas ce qu’il lui était arrivé. Elle avait peut-être déjà été rattrapée par les meurtriers de la vidéo… Elle était peut-être blessée, ou morte ? Pourquoi est-ce que cette histoire m’obsédait autant ? Le sort de cette fille m’importait plus que ça n’aurait dû, et je croyais que je faisais ça uniquement par altruisme désintéressé… mais je me voilai un peu la face.

-Mec, elle est sur le site.

Je bondis hors de son lit (où je m’étais vautré pour jouer) et vins m’asseoir à côté de lui. Il se connecta sur le compte de son jeu en ligne préféré et il envoya un message sur le forum de discussion à l’intention du profil que j’avais créé pour Camilla.

« Salut, ça va ? »

Nous attendîmes une minute. Soudain, elle se connecta et nous écrivit une réponse.

« Je suis vraiment dans la panade, Ed… »

Je serrai l’accoudoir du siège avec mes doigts, Paul déglutit bruyamment. C’était elle ! C’était Camilla ! On lui parlait enfin en face à face –ou presque !

-Il faut la jouer subtile, je dis précipitamment. Il faut qu’on lui dise qui on est sans qu’elle prenne peur et se déconnecte.

Paul écrivit sur son clavier et envoya la phrase suivante :

« Nous sommes des amis d’Edward. Nous avons vu la vidéo et nous voulons vous aider. »

Elle mit quelques secondes à répondre.

« Qui êtes-vous ? »

« C’est nous qui avons reçu votre vidéo. Votre adresse est presque la même que celle de mon ami », s’empressa d’écrire Paul.

Elle ne répondit pas, mais resta connectée, comme si elle était songeuse et évaluait si on pouvait être digne de confiance. À tout moment on risquait de la perdre, je pris le clavier des mains de mon meilleur pote et me mis à taper frénétiquement :

« Edward est inquiet pour vous. Nous lui avons montré la vidéo du meurtre que vous avez filmée. C’est pour ça qu’il a mis cette adresse dans un de ses articles, pour que vous ayez un moyen de nous contacter »

Silence radio ? mais elle ne se déconnecta pas.

« Il nous fait confiance, car nous sommes doués en informatique » je poursuivis, désespéré qu’elle nous croie. « Nous voulons vous aider ! Nous avons prévenu la police et la vidéo a été volée dans leurs locaux, votre appartement a été saccagé… Vous êtes en réel danger ! »

Je fus distrait un instant par un mail reçu sur mon portable. Ah, rien d’important. C’est juste le site du jeu qui me signale que je me suis connecté sur un ordinateur inhabituel. Normal, c’est Camilla qui vient de se connecter depuis un endroit inconnu.

Je laissais ça de côté et me reconcentrai sur ce qui m’intéressait. La journaliste nous envoya sa réponse :

« Vous avez prévenu la police ? Est-ce qu’ils ont décidé d’enquêter ? »

« Oui », je fis. « Et après que la photo ait été volée, nous avons appris par Edward qu’ils continuent d’enquêter. Nous leur avons envoyé la vidéo une seconde fois, de manière anonyme. Espérons qu’ils ne la perdent pas à nouveau ! »

« Seigneur… C’est la première bonne nouvelle que j’ai depuis une semaine ! »

« Edward aimerait entrer en contact avec vous… Est-ce que vous pouvez le faire avec votre téléphone portable ? » j’hasardai.

« Non, je l’ai éteint et caché quelque part, et je ne peux pas aller le récupérer. Il se peut qu’on essaie de me tracer avec. »

Je pinçai les lèvres. Merde. Un peu trop prudente, peut-être, la demoiselle. Paul tapota mon bras pour attirer mon attention.

-Elle peut utiliser son mail pro.

Je transcris immédiatement sa suggestion.

« Non. Je suis retournée sur ma boîte mail hier, et j’ai vu que certains messages avaient été ouverts ou carrément effacés… »

Je fronçai les sourcils.

« Comment ça ? »

« Le brouillon avec la vidéo originale a été supprimé », expliqua-t-elle. « Ainsi que des mails sensibles où je parle de l’enquête que je mène. Du coup, est-ce que c’est vous qui avez fouillé ma boîte mail ? »

-Tu as effacé quelque chose toi ? je demandai à Paul.

-Non, rien. Et toi ?

-Non.

« Ce n’est pas nous qui avons effacé des choses. »

« Je pense que ce sont ces gens sur qui j’enquête, ou ceux que j’ai filmés avec mon portable. Ou les deux. » (Paul et moi frissonnâmes. Qui étaient ces types ?) « Ils ont dû pirater mon compte professionnel. Avez-vous fait une copie du film ? »

« Oui. »

Plusieurs même. Paul était tellement parano que j’en possédai trois copies et lui cinq, dont une clé USB cachée dans son casier au lycée, au cas où. Mais je n’allais pas me plaindre ! S’il n’avait pas pris cette peine, on aurait été bien embêté, puisqu’apparemment l’originale venait de disparaître.

« Bien. Il faut que vous disiez à Edward que je dois lui donner quelque chose. Dites-lui de venir sur Times Square demain à midi. »

« Attendez ! Que devez-vous lui donner ? »

« Je dois filer. Dites-lui bien : demain midi sur Times Square. Au revoir. »

Elle se déconnecta et nous laissa sur notre faim. Je me tournai vers Paul, il semblait pas mal secoué.

-Bon. On doit appeler Edward, je fis d’une voix un peu nouée.

-Et après ? couina-t-il.

-Après ? On va rencontrer Camilla Dietrich !

Il soupira.

-Je crois que j’ai déjà entendu ça quelque part, marmonna-t-il.

Princess’dungeon

Pour tous ceux qui ont lu et aimé Tim et Wes, voilà une petite surprise pour patienter en attendant le tome 2 ! Une nouvelle BL de 60 pages entre un jeune prince et un vampire prisonnier d’un donjon, j’espère qu’elle vous plaira!

[Cette nouvelle est un tirage limité et sera en vente uniquement lors de salons et de conventions.]

 

Japan Touch 2018, photos !

Merci beaucoup à tous ceux qui sont passés sur le stand et qui ont acheté mon livre ! Ça me touche énormément, et ça me fait super plaisirs ^^

J’ai aussi eu des feedbacks sur le teaser du premier chapitre, qui a apparemment bien plu (même s’il s’arrête avant le moment crucial, haha) Je suis contente de savoir que vous avez  aimé !