Archives de l’auteur : emma

Drarry : Une vie de serpent

Bonjour!

Je publie une fanfiction Drarry en français sur mon compte Wattpad. Si vous souhaitez la lire, cliquez ici

Attention,  contenu hot 😉

Résumé :

Drago Malefoy a été changé en serpent. Harry Potter est le seul à pouvoir le comprendre et lui parler, il doit donc l’emmener partout avec lui, parfois jusque dans son propre lit.

Mais soudain il réalise que le Serpentard redevient humain toutes les nuits…^^

Drarry : A Snake Life

25 chapters of ‘Drarry : A Snake’ Life’ available on Wattpad! If you wish to read it, click right here

The story : Draco Malfoy has been changed into a snake. Since Harry is the only one who can understand him, he has to carry him everywhere -even in his own bed.
But then he realises that the Slytherin boy turns back to normal every night…

Careful : hot content ahead 😉

 

Tim et Wes 2 en ebook

Le tome 2 de Tim et Wes est disponible en ebook ! Vous pouvez le télécharger sur Amazon.fr

Pour ceux qui souhaiteraient plutôt obtenir un exemplaire papier, j’annoncerai sur ce blog et sur Facebook dès qu’ils seront disponibles^^

Résumé : 

C’est l’été ! Timothy va rejoindre son petit ami Wesley, footballer et quarterback de son université, dans sa famille pour y passer deux semaines de vacances. Il appréhende l’accueil que sa « belle-famille » va lui faire. Il ignore qu’une menace bien plus terrible plane sur leur couple.

En parallèle, la relation entre Dave et Julian s’approfondit. Qu’est-ce qui peut vraiment ressortir de ce couple improbable ? Leurs étreintes sont à la fois brutales et passionnées et les discussions les plus anodines sont en réalité un jeu de pouvoir à la fin duquel il y aura un véritable perdant…

Fanfictions

Bonjour à tous !

J’ai commencé à écrire des fanfictions de Drarry, en anglais et en français, sur Wattpad. Si ça vous intéresse, voici les liens ! (Attention, contenu explicite^^)

 

 

 

 

 

 

 

 

Drarry – La rumeur court : https://www.wattpad.com/960409619-drarry-la-rumeur-court-partie-1

Drarry – Omégaverse : https://www.wattpad.com/976089976-drarry-om%C3%A9gaverse-chapitre-1-chaleurs

Objet : au secours – chapitre 10

Je courais dans la rue comme un dératé, mes petits poumons rachitiques de gamers mis à rude épreuve. Quand j’arrivai en vue de la maison de Paul, je vis qu’elle était encerclée par rien moins de cinq voitures de police. Je ralentis et me mis à marcher.

J’aperçus mon pote, assis sur les marches de son perron, tandis qu’un flic en uniforme l’interrogeait.

-Paul ! je l’appelai.

Il leva les yeux sur moi. Le policier me regarda d’un air méfiant, je m’approchai tout de même.

-Mince, je suis venu aussi vite que j’ai pu quand j’ai reçu ton message ! Que s’est-il passé ?

-Vous êtes Edmund ? demanda l’officier.

Ses sourcils froncés étaient particulièrement inquiétants, je déglutis, un peu intimidé.

-Euh, oui ?

-Ne partez pas sans être venu vers moi, j’aurais des questions à vous poser.

Il entra dans la maison, décrochant la radio à sa ceinture pour appeler un collègue, je haussai les sourcils.

-Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? je demandai en m’asseyant sur les marches, à côté de mon pote. Tu m’as juste dit que la police était venue chez toi et que je devais rappliquer au plus vite.

Il grimaça, puis soupira, visiblement éreinté. Il avait la tête de quelqu’un qui avait passé une sale journée.

-Je suis désolé, mais j’ai dû leur dire la vérité.

Mon sang se glaça.

-À propos de quoi ? Tu leur as tout dit ?

-Une bonne partie. Écoute, deux personnes sont venues plus tôt dans la journée, en se faisant passer pour des inspecteurs chargés de l’enquête sur la vidéo du meurtre que tu as reçue. (Je haussai les sourcils, surpris.) Ma mère et moi on y a vu que du feu, ils avaient des plaques hyper réalistes et tout ! C’était flippant, ils étaient au courant de pleins de choses ! Genre, ils savaient que c’était moi qui avait envoyé les mails avec la vidéo, les photos et tout ! (Je sentis mes entrailles se tordre.) Ils ont essayé de m’emmener au poste, mais heureusement deux flics sont arrivés et…

-D’autres faux flics ? je fis, perdu.

-Non, de vrais flics cette fois, heureusement ! Ils ont échangé leurs plaques, tout avait l’air en règle, et paf ! La lieutenante a sorti son flingue et a tiré sur le second duo !

Je me passais la langue sur les lèvres, nerveux, réfléchissant à toute allure.

-C’est terrible… vraiment terrible… ça signifie que les meurtriers sur les photos n’agissent pas seuls… il y en a d’autres encore… (Paul déglutit bruyamment.) Maintenant ils savent qu’on est impliqués et ils cherchent probablement à nous faire taire, comme Camilla.

-Arrête d’essayer de me faire flipper ! glapit-il. Je suis déjà assez traumatisé comme ça, je viens d’échapper à une tentative de kidnapping et ai manqué me faire tirer dessus ! Merci de t’en inquiéter, soit dit en passant…

-Je n’essaie pas de te faire peur, je dis d’un ton surpris. Je ne fais que dire la vérité ! (Il me jeta un regard peu amène, je poursuivis en l’ignorant.) Le psychopathe qu’on a aperçu sur Times Square nous a vu, il sait que Camilla reçoit de l’aide extérieure…

-Mais alors pourquoi ils s’en sont pris à moi et pas à toi aussi ? râla-t-il.

Je réfléchis.

-Quand tu as envoyé les mails à la police, tu es bien sûr de n’avoir laissé aucune trace de ton passage ?

-Bien sûr, répondit-il avec un petit ton vexé. Tu me connais, je suis prudent !

-Mais est-ce que quelqu’un peut avoir remonté ta piste ?

Il haussa les épaules.

-Impossible ! À moins que les méchants ne possèdent un hacker aussi talentueux que moi dans leurs rangs…

Je pinçai les lèvres, embêté. En informatique, rien n’est jamais sûr à cent pour cent. On croit que l’on a protégé son ordinateur, qu’aucun malware ou virus ne pourra nous atteindre, et bim, on se fait piquer ses données parce qu’un petit malin a été plus retord que les autres ! Il se pouvait que quelqu’un de particulièrement intelligent soit parvenu à savoir qui avait envoyé le mail et était venu s’en assurer chez Paul.

J’étais de plus en plus inquiet. Tout d’abord, la vidéo avait été volée dans les locaux de la police, ensuite un malade nous avait pisté jusqu’à Times Square un pistolet à la main pour faire taire Camilla, et maintenant des faux flics tentaient de s’en prendre à mon meilleur ami. Les gens sur lesquels la journaliste enquêtait n’étaient pas des enfants de chœur, ça on s’en était rendu compte, mais j’avais la nette impression qu’en plus ils possédaient des moyens qui feraient pâlir la mafia de jalousie.

Je me levai d’un bond.

-Il faut que j’appelle Edward pour le prévenir, je lui annonçai. Il est peut-être aussi en danger.

-Ne t’éloigne pas trop, frissonna-t-il. Je dois aller faire un portrait-robot au poste après, et les policiers veulent aussi te poser quelques questions.

J’acquiesçai et dégainai mon smartphone. Je cherchai le numéro du journaliste dans mes contacts et appuyai sur l’icône pour l’appeler.

Après trois tonalités, une voix de femme répondit.

-Bonjour, urgences de l’Hôpital Presbytérien de Manhattan. Que puis-je faire pour vous ?

Je fus pris de cours une seconde, puis me repris.

-Pardon, ce n’est pas le téléphone d’Edward… ? Euh… qui êtes-vous ?

-Si, c’est bel et bien son téléphone, mais il est encore en salle de réveil. Je suis l’infirmière qui s’occupe de lui. C’est à quel sujet ? Vous êtes de sa famille ?

-Non, un ami… Que lui est-il arrivé ? demandai-je avec angoisse.

-Il vient de subir une opération, il a reçu trois balles dans l’épaule plus tôt dans la journée… Vous vouliez lui laisser un message ?

Je me tournai vers Paul, livide. Il me lança un regard interrogateur.

 

 

Le lendemain, Paul et moi nous rendîmes à l’Hôpital Presbytérien de Manhattan avec un petit bouquet de fleurs jaunes à la main.

Un policier était posté devant la chambre, il contrôla notre identité et nous fouilla sommairement avant de nous laisser entrer. Nous nous tassâmes sous son regard inquisiteur lorsque nous entrâmes dans la chambre.

-Les garçons, merci d’être venus…

Ça nous fit un choc de voir Edward dans le lit d’hôpital, tout blême avec un tube dans le nez et une perfusion dans le bras. Ses traits semblaient aussi plus tirés – mais bon, il s’était comme qui dirait pris trois balles dans le corps…

-Heureusement que tu as prévenu le personnel soignant et la police qu’on passait, je ricanai nerveusement en posant le bouquet sur sa table de chevet. Tu es drôlement bien surveillé !

-Évidemment, soupira-t-il. Je me suis quand même fait tiré dessus juste devant la rédaction, en plein jour et à la vue de tous. Ce n’est pas anodin. (Il prit le bouquet et l’examina, semblant retrouver un peu de sa bonne humeur.) Vous m’avez amené des fleurs ? Quelle délicate attention…

-C’est ma mère qui a insisté, bougonna Paul. Quand elle a su qu’on rendait visite à un ami à l’hôpital, elle m’a obligé à acheter ça.

-Il a particulièrement aimé se balader avec dans le métro, il était rouge comme une tomate, je me moquai.

-Hum, fit le journaliste d’un air songeur. Un ami, hein ? Que ne ferait-on pas pour un ami ?

Il saisit un verre vide, y versa un peu d’eau minérale et y mit les fleurs. Paul et moi l’observâmes, un peu empruntés. Il s’était fait attaquer, quelqu’un avait cherché à le tuer. Qu’est-ce qu’on pouvait bien dire à un mec qui s’était fait tiré dessus en pleine rue ? « Ça va aller » ? En général, je n’étais pas très sociable, je ne savais pas comment parler avec les gens. Dans ce genre de situation, c’était encore plus difficile.

-Comment est-ce que tu te sens ? je demandai timidement.

-Un peu groggy… on me donne des médocs pour calmer la douleur… mais je suis content d’avoir vu le tireur. (Il se cala dans ses oreillers, son regard se fit plus sombre.) Je sortais du boulot et j’ai vu dans le reflet d’une vitre qu’un homme me visait pour me tirer dans le dos. J’ai agi instinctivement. Je me suis jeté sur le côté pour l’éviter, mais je me suis quand même mangé trois balles dans l’épaule. L’une d’elle s’est logée à quelques centimètres de ma colonne vertébrale. Un peu plus et je me retrouvais paralysé…

-Tu as reconnu la personne qui a tiré sur toi ?

Il secoua la tête en signe de dénégation.

-On a aussi eu quelques ennuis de notre côté… Il est arrivé quelque chose d’étrange hier, je dis. Paul a reçu une visite surprise de la part de faux policiers…

Il se redressa, intéressé. Nous lui racontâmes que Paul avait été obligé de dire certaines choses aux faux flics qui lui avaient rendu visite, et qu’eux-mêmes étaient déjà très au courant de ce que nous avions fait.

-… nous avons dû révéler une partie de la vérité à la police, je conclus, la vraie police. Que nous avions conservé une copie de la vidéo du meurtre, que nous l’avions renvoyée à la police et que, d’une manière ou d’une autre, nous avions reçu les photos de la part de Camilla, sur lesquelles on voit le businessman et le taré au pistolet qui tue une tierce personne.

-Vous leur avez parlé de moi ? s’enquit-il.

-Non, on a essayé de leur en dire un minimum, pour te garder hors de cette affaire. Ils nous ont dit avoir arrêté le type qu’on voit sur les photos pour l’interroger, ils ont réussi à le retrouver, mais il n’ose rien dire. Il garde le silence.

-Je l’ai aperçu dans les couloirs du commissariat, ajouta Paul. Ce type semble terrifié, il a l’air de craindre quelque chose, mais pas la police. Je me demande s’il osera dire quoi que ce soit…

Il réfléchit longuement, puis se pencha pour saisir son ordinateur portable, posé sur la table de chevet. Il grimaça à cause des sutures. Il pianota sur le clavier pendant trente secondes.

-J’ai reçu ça hier matin sur mon mail. Au départ, je ne voulais pas vous en parler, mais je crois que je n’ai pas trop le choix…

Il tourna l’écran vers nous, nous nous penchâmes pour lire :

« Edward, je n’ai presque plus d’argent, même plus de quoi m’acheter un journal, et mon portable est à plat. Je sais que c’est dangereux, mais j’ai urgemment besoin d’aide. Peux-tu me retrouver ? »

Ensuite il y avait l’adresse d’un fast-food au centre-ville et une heure de rendez-vous, mais pas de signature.

-Tu penses que c’est elle ?

-Je ne sais pas, haussa-t-il les épaules (il grimaça à cause de la douleur). Je ne connais pas l’adresse mail, ça pourrait très bien être un piège… Paul, vu que tu es un petit génie informatique, tu arriverais à la tracer ?

-Bien sûr que je peux, fit-il d’un ton vantard. (Il saisit l’ordinateur d’ Edward sans ménagement et se mit à pianoter dessus.) Je vais voir ce que je peux trouver.

-Parfait, parce que si c’est elle, il faudra que vous alliez à ce rendez-vous à ma place.

Je me figeai, Paul leva les yeux sur lui, blême.

-Quoi ? s’étouffa-t-il.

-On peut pas ! je m’exclamai.

Le journaliste eut un geste d’impuissance.

-Je ne peux pas sortir de l’hôpital avant deux semaines, j’ai besoin de vous les mecs. La police m’a cuisiné à peine j’étais sorti de la salle de réveil, ils étaient sur les dents, ils sont sûrs que je sais qui m’a tiré dessus. Camilla a besoin de moi, elle est vraiment dans la dèche, si elle a plus de cash, elle ne peut plus se nourrir, se loger ou se déplacer !

Je me passai la main sur la nuque, embêté. Paul recommença à taper sur le clavier à la vitesse de la lumière, évitant le regard d’Edward.

-Nos parents ne nous laissent plus rien faire, on a dû les supplier pendant des heures pour qu’ils nous laissent venir te voir, j’expliquai. Ils sont énervés qu’on ait menti à la police et qu’on ait gardé des copies de la vidéo…

-En plus, on était punis pour avoir séché les cours, Paul bougonna, et on a trouvé le moyen de leur cacher des trucs, ils nous en veulent à mort. Je suis sensé être un type sans histoire moi ! Et voilà que je mens comme un arracheur de dents et que je me retrouve impliqué dans une affaire criminelle !

Je levai les yeux au ciel.

-Tu en fais toujours des tonnes, quelle drama queen !

-J’ai failli me faire tirer dessus ! répliqua-t-il, courroucé.

-Ouais, mais c’est pas toi qu’étais visé !

Edward se racla la gorge, nous cessâmes de nous bagarrer comme un vieux couple. Je redescendis sur terre. Le jeune journaliste avait été blessé en sortant de son travail. On était dans sa chambre d’hôpital et on se crêpait le chignon, quel manque de tact…

Il fronçait les sourcils, perdu dans ses pensées, son inquiétude portait avant tout sur son amie, peu lui importait les disputes de mon meilleur ami et moi.

-Si je parle de ce mail et que je dis que je sais où se trouve Camilla… J’ai l’impression qu’il y a des taupes au sein de la police, je trouve très étrange que la vidéo ait disparu de tous leurs fichiers comme ça. Il me semble très improbable qu’une personne extérieure ait pu s’introduire et faire le ménage.

-Tu veux dire que Camilla serait en danger avec la police ? je réalisai.

Il opina du chef. Je n’avais pas pensé à ça… La journaliste en cavale ne peut vraiment se fier à personne, même ceux censés être là pour maintenir l’ordre sont corrompus et essaieront peut-être de la tuer.

-OK, je l’ai trouvé, annonça Paul. (Il rendit son ordinateur à Edward.) J’ai tracé l’adresse IP et j’ai réussi à déterminer d’où avait été envoyé le mail. La personne qui a envoyé l’email l’a fait depuis un ordinateur en accès public de la Bibliothèque Columbus.

-Hum… Ça pourrait être elle… Dans les bibliothèques, on peut utiliser internet gratuitement en général… (Il soupira, frustré.) Mais ce n’est pas sûr.

Je déglutis pour essayer de faire disparaître le nœud qui m’enserrait la gorge. Savoir cette pauvre Camilla, désespérée, errant dans la ville, seule et sans espoir me fendait le cœur. Cela faisait plus d’une semaine qu’elle essayait de fuir des tueurs qui cherchaient par tous les moyens à la faire disparaître, elle ne pouvait compter que sur son meilleur ami, ses revenus s’amenuisaient… Une bouffée d’angoisse me saisit. Je ne pouvais pas la laisser comme ça. Je me devais de continuer ce que nous avions commencé et l’aider.

Je me raclai la gorge.

-J’irai au rendez-vous, je leur annonçai.

Edward me lança un regard plein d’espoir, Paul me dévisagea d’un air blasé.

-Tu es complètement taré, mon pauvre vieux, lâcha-t-il d’un ton fataliste.

Je secouai la tête.

-Je me fiche de ton avis. Je veux l’aider.

-Nos parents vont nous pourrir ! s’exclama-t-il. De plus, on est en pleine semaine, ils nous laisseront jamais sortir le soir !

-Comment ça, « nous » ? je répondis d’un ton dur. J’y vais seul.

Il se figea.

-Tout… tout seul ? fit-il d’un air blessé. Sans moi ?

J’acquiesçai. Edward suivait notre conversation avec attention.

-M’as-tu jamais vu renoncer à une quête une fois que je suis lancé ? je dis d’une voix grave. Je ne renonce jamais, malgré les obstacles, malgré tous les trolls qui peuvent me tomber dessus, les pièges, les dragons ou le blocage parental.

Ses yeux manquèrent sortir de ses orbites sous le coup de la colère.

-Mec ! On est pas dans un jeu, là ! Au risque de me répéter, mais bon en même temps t’as l’air un peu sourd, les gens sont réels, les coups et les balles aussi. La preuve, conclut-il en pointant le journaliste.

-Je sais, Paul. Mais il ne m’est rien arrivé jusqu’à maintenant.

-Ça veut pas dire que ça va continuer ! Tu peux pas toujours compter sur ta chance. (Il agita un doigt menaçant sous mon nez.) En plus, dans les jeux, c’est toujours moi qui te sauve les miches ! Sans moi, t’aurais pas d’aussi bons scores !

Je plissai les yeux, vexé. L’ignorant, je me tournai vers Edward, décidé et remonté à bloc.

-Écris-lui, j’ordonnai au journaliste. Dis-lui que c’est moi qui viendrai parce que tu es blessé.

Il sourit. Paul gémit et se prit la tête, découragé.

Tim et Wes 2 – Chapitre 1

Voici un extrait du chapitre 1 du tome 2 de Tim et Wes^^ Timothy est à la fois excité de revoir Wesley et stressé de rencontrer sa “belle-famille”. Lui feront-ils bon accueil? 😀

 

– Au revoir, me sourit l’hôtesse de l’air, merci d’avoir choisi notre compagnie.

– Au revoir. (J’arrive à lui rendre son sourire en agitant deux petites bouteilles vides qui tintent en s’entrechoquant.) Et encore merci pour les mignonnettes !

– Pas de quoi, rit-elle. Je m’y connais en angoisses et en mal de l’air. J’espère que ça vous aura un peu détendu !

J’acquiesce et avance pour ne pas bloquer les passagers derrière moi. Si elle savait : j’ai parfaitement l’habitude de prendre l’avion ! Si au décollage j’étais tendu comme un string, c’était pour une tout autre raison.

Je vais rencontrer les parents de Wesley.

En y repensant, je manque trébucher en descendant de l’avion et m’étaler le nez dans le tapis (ou plutôt, sur la piste d’atterrissage). Je me ressaisis et me dirige vers le minuscule aéroport, tirant ma valise derrière moi. Hier soir, j’ai tellement paniqué que j’ai vomi mon souper dans les toilettes, l’estomac en vrac ! Et je n’ai pas réussi à fermer l’œil de la nuit. Si ça se passait mal dès le début ? Je vais passer deux semaines d’enfer ! S’ils me détestent ? Me trouvent vulgaire ? Inintéressant ? Qu’ils m’ignorent ?

Je réalise maintenant ce que Wes a subi quand je l’ai presque obligé à passer Noël dans ma famille de tarés –alors qu’on ne sortait ensemble que depuis un mois et demi à tout casser. Il a sûrement flippé un max avant de les rencontrer !  (Après, une fois sur place, ça a été ; ils l’ont quasi adopté.)

J’entre dans l’aéroport sur climatisé, quittant la chaleur brûlante de l’extérieur : il s’agit d’un hangar avec d’un côté un guichet avec l’arrivage des bagages et, de l’autre, un guichet pour acheter les billets. Au milieu, trois rangées de sièges en plastique dur. Je cherche mon beau blond préféré en m’intimant au calme. Bon, respire mon pauvre Tim. Calme-toi. Ils ne vont pas te manger…

– Hey, Tim ! m’appelle une voix.

Je sursaute et fais volte-face, stressé. Wes marche dans ma direction, accompagné par une grande fille blonde.

– Oh, je fais, nonchalant, en m’appuyant sur le manche de ma valise. Hello !

Plutôt crever que de montrer que j’angoisse à mort ! Mon copain hausse un sourcil.

– Ça va ? Le vol s’est bien passé ?

– Cool, man. Pas de souci, tout baigne.

J’ai juste dû siffler deux mignonnettes pour tenir dans l’avion. Ça m’a calmé, je ricane mentalement.

– Voilà ma grande sœur : Chelsea.

Cette dernière me dévisage comme pas permis : elle me lorgne en essayant de ne pas sourire. Elle me tend la main.

– Salut, Timothy, ravie de te rencontrer enfin, dit-elle d’un ton lourd de sous-entendus .

– Salut, je marmonne en rabattant ma frange en arrière et en lui serrant la pince.

Sauf qu’elle ne me rend pas ma poignée de main. Inquiet, je relève la tête : elle me fixe, la bouche grande ouverte. Qu’est-ce qui lui prend ?! Elle tente de gober une mouche ?

– Que … Qu’y a-t-il ? je demande.

Elle cligne des paupières.

– Putain ! s’exclame-t-elle. Claudia n’exagérait pas alors ? (Je hausse les sourcils, n’y comprenant rien.) La vache, t’es super mignon !

Je sens mes oreilles devenir écarlates, à la fois surpris et flatté. Ses iris bleu clair ne quittent pas mon visage une seconde.

– Me…merci, je balbutie.

– Arrête de le lorgner de la sorte, s’énerve Wes. Tu le gênes à le fixer autant.

– Mais regarde, frangin ! fait-elle en le poussant du coude. Il a de grands yeux avec des cils pires longs, un petit nez trognon et il a la peau qui a l’air toute douce ! (Elle se tourne vers lui d’un mouvement vif.) Il est plus beau que n’importe quelle fille du village ! Et c’est une miniature ! Une poupée ! Il est trop chou !

– Ça va, ça va ! lâche-le, t’es lourde ! grommelle-t-il en ramassant ma valise.

Il me pousse en direction de la sortie. Je peux bien être une miniature comparé à elle, non mais ! Je ne dépasse pas le mètre 65 et Chelsea n’a rien à envier au mètre 88 de Wesley. J’ai l’impression d’être un nain entre eux deux –mais bon, ça ne change pas grand-chose par rapport à ma famille…

– Je me trouve bien gentille de t’accompagner jusqu’à l’aéroport, réplique-t-elle.

– J’aurais très bien pu conduire tout seul, râle-t-il. Mais tu voulais venir voir à quoi ressemblait Timothy avant tous les autres !

– Même pas vrai ! J’avais peur que tu massacres ma voiture avec ta conduite de sauvage !

Nous émergeons du côté du parking, le soleil me vient en pleine figure. Je suis sceptique : pour avoir vu Wes conduire, je le trouve particulièrement prudent.

– Vous habitez loin ? je demande pour engager la conversation.

– Ouais, assez, lâche mon petit copain.

– Deux bonnes heures de trajet. Ici c’est la seule ville des environs où il y a un aéroport. Et une gare. (Elle s’égaie et déverrouille la portière d’une bagnole grise un peu cabossée, à la peinture qui s’en va par endroits.) Je travaille ici en semaine, dans une boutique de produits de beauté et d’habits.

– En semaine ? je répète en m’asseyant à l’arrière.

Wes met ma valise dans le coffre et s’installe à côté de moi.

– Oui ! Là, je suis en vacances, pépie-t-elle en réglant son rétroviseur. (Elle se tourne vers nous et esquisse une grimace comique.) Je partage une colocation avec deux amies, mais tous les week-ends, je dois rentrer à la maison. Quelle plaie !

– Maman ne t’a rien demandé ! C’est toi qu t’incrustes comme un coucou.

Elle rigole et lui enfonce le poing dans l’épaule. Elle boucle ensuite sa ceinture et démarre pour s’extraire de sa place de parking.

– J’espère que je ne serais pas trop lourd pendant deux semaines, je m’inquiète.

– Mais non ! fait-elle, bon enfant. Tu es le bienvenu !

– Y manquerait plus que tu te fasses du souci pour ça, chuchote Wesley, furibond. C’est ma mère qui a décidé de t’inviter ! Tu ne t’es pas imposé !

– J’ai peur de déranger…

– C’est bon, arrête de t’inquiéter. En plus, on vit pas dans un palace.

Il regarde la route, se tenant au siège devant lui à cause de la voiture qui tangue, n’ayant sûrement plus de bonnes suspensions. Les rembourrages semblent défoncés, les tissus sont griffés et il y a tout un tas de trucs qui traînent à mes pieds : un sachet de bonbons vide, un exemplaire de magazine féminin et des tickets froissés. Malgré les vitres un peu floues et la persistante odeur de tabac à pipe, je me sens bien dans cette voiture. Qu’est-ce qui m’arrive ? D’habitude je ne ressens rien de particulier en montant dans la bagnole de ma sœur ! Mais là, tout mon corps est détendu, j’ai l’impression de me calmer en sentant le vent me caresser la tête…

Drôle de sensation.

– Toute votre famille est à la maison ? je m’inquiète soudain.

Je m’angoisserai moins en sachant combien de personnes je dois affront… euh, rencontrer.

– Mmh, il y a maman, réfléchit Chelsea. Peut-être Claudia et Cherry aussi.

– Cherry est votre plus petite sœur ? je m’enquiers.

– Oui, elle a douze ans, me répond Wesley. (Il capte mon regard étonné.) Elle est beaucoup plus jeune. Elle… enfin, disons que mes parents ne s’attendaient pas à l’avoir.

– Elle a la santé un peu fragile, reprend sa grande sœur. Pas des problèmes très graves : un peu d’asthme, une allergie au pollen… Du coup, elle ne sort pas beaucoup. Elle ne se fait pas beaucoup d’amis. Et comparée à Claudia à son âge… (elle éclate de rire)… elle est sage comme une image.

– Les parents la couvent et la gâtent un peu trop parfois. Et nous aussi d’ailleurs, m’explique mon copain.

– Je vois, je hoche la tête. Votre père est à la maison aujourd’hui ?

– Non, il bosse tous les jours… (Elle me lance un coup d’œil intrigué dans le rétroviseur.) Le tien a congé pendant le spring break ?

– Ouais, je soupire. Il est prof, du coup, il a un max de vacances.

– Quelle branche enseigne-t-il ?

J’esquisse un sourire sans joie.

– Prof de sport au lycée. Je l’ai eu pendant trois ans… Trois putains d’années où il a vainement tenté de me faire participer à ses cours.

– Aïe ! compatit-elle. Dur !

Le trajet se déroule plutôt rapidement. Comme on approche de l’heure du dîner, nous faisons une brève halte dans un fast-food pour manger un ou deux burgers et des frites. L’ambiance est détendue, mais je sens les regards des consommateurs peser sur moi et ça me met mal à l’aise. Je m’y attendais en partant : je vais arriver dans un petit village où, comme dans mon bled, on n’apprécie pas trop les personnes qui ne rentrent pas dans les cadres stéréotypés. Les hommes sont massifs, taillés pour les travaux physiques et élevés au grain ; les femmes sont grandes, ont les cheveux longs, même les gosses ont l’air plus solides que moi ! Un bref frisson me parcourt lorsque je me remémore les couches de vêtements que j’enfilais pour me soustraire aux yeux malveillants de mes voisins.

Puis je me rappelle que cette époque est derrière moi et je me redresse fièrement. Après tout, je suis invité par les Doggan pour deux semaines, Wesley est là pour me protéger s’il arrive quoi que ce soit et je sais me défendre ! C’est pas deux-trois péquenauds mal dégrossis qui vont réussir à me faire sentir pas à ma place ! Tsss !

Pendant le trajet, je discute beaucoup avec Chelsea (de boulot, d’études, du temps et des différences entre vivre en ville ou en campagne), mais Wes reste étrangement silencieux à mes côtés. Non pas que d’habitude il soit un grand bavard –contrairement à moi ! –, mais quand il fixe le vide en fronçant les sourcils sans raison apparente, c’est qu’il rumine. Quelque chose doit le préoccuper. Mais je lui poserai des questions plus tard (quand nous serons seuls tous les deux)…

– On y est bientôt.

Effectivement, nous arrivons vers un petit village. Nous passons près du panneau, j’y lis « Bienvenue à Lakes Dale ». La Vallée des Lacs.

– La région compte pas mal de lacs de différentes tailles, m’explique mon petit copain en notant mon intérêt. Ce village se situe au bord du plus grand, on a même un petit port. L’attraction de l’été est de faire le tour des étangs et des rivières pour s’y baigne. Les gens des bleds alentour font pareil.

Sa frangine nous lance un regard surpris, puis se concentre à nouveau sur la route, un peu troublée.

La maison des Doggan se situe à un kilomètre du centre, assez à l’extérieur du village. Il n’y a que trois maisons en vue, et elles sont plutôt éloignées. Rien à voir avec les banlieues aux baraques super serrées, comme si elles voulaient se protéger les unes des autres. Là, les espaces sont immenses ! J’inspire à fond une bouffée d’air chaud sentant le sapin en sortant de la voiture.

En portant ma valise (suivant sagement Wes) je détaille l’habitation : immense, tout en bois, avec un porche blanc, elle fait deux étages plus le grenier et il y a une grange sur le côté. J’imagine parfaitement mon copain grandir ici ! Je le vois en train de jouer dans le jardin avec sa soeur  à peine plus âgée, leur mère travaillant dans le potager. Tiens ! Ça me donne envie de savoir comment il était petit ! J’espère réussir à dénicher un album, hé hééé…

– Maman, on est revenus, annonce-t-il en poussant la moustiquaire pour entrer (la porte était déjà ouverte).

Nous sommes dans un hall très encombré donnant sur un couloir assombri. Un escalier brun usé, une tonne de chaussures en vrac et des dessins d’enfants au mur se côtoient harmonieusement. Une femme d’une bonne quarantaine d’années émerge d’une pièce.

– Bonjour ! me sourit-elle. Tu es Timothy ?

Elle a l’air fatiguée, mais son expression est douce. Elle a des cheveux châtain clair retenus en une queue de cheval lâche. Elle est (évidemment !) plus grande que moi, mais d’une demi tête seulement et porte une robe blanche légère qui lui descend aux genoux. Elle n’est ni grosse, ni mince, mais on voit qu’elle a porté quatre enfants.

– Oui, Madame. Bonjour, je fais, poli.

– Mon prénom est Carolann. Tu peux me tutoyer si tu veux. (Elle désigne l’escalier.) Va poser tes affaires et t’installer tranquillement ! Je vais préparer de la limonade bien fraîche pour tout le monde. C’est pas un temps à manger dehors ! Jamais vu une chaleur pareille depuis des années, secoue-t-elle la tête en se dirigeant vers le couloir.

– Suis-moi, m’intime Wesley en prenant ma valise.

– Je vous rejoins plus tard ! nous lance Chelsea en s’éclipsant, nous faisant un petit signe de la main.

– J’aime bien ta mère, elle a l’air plutôt sympa. (J’hésite.) Enfin, je la trouve plus sincère que la mienne.

– J’ai pourtant l’impression que Gladys était au contraire très directe.

– Ouais… Mais avec les gens, elle est assez hypocrite parfois.

Arrivés à l’étage, nous longeons un couloir bordé de chambres, puis il monte un second escalier au bout duquel se trouve une porte close.

– C’est ma chambre, m’annonce-t-il.

J’écarquille les yeux. Quoi !? Ses parents sont d’accord pour que je dorme avec lui !? Mon petit cœur s’emballe : si je passe deux semaines avec lui, je risque de ne pas me retenir ! Après tout, tout le monde sait que je suis un obsédé ! J’ai de la patience, mais je ne suis pas un moine…

– Pourquoi tu dors sous les combles ? je demande en inspectant sa piaule.

Une grande fenêtre, de la tapisserie, un placard à même le mur et un vieux tapis… Rien de bien extraordinaire…

Même pas des posters de volleyeuses ou de nageuses à poil sur les murs. (Les traditions se perdent !)